Zoom sur "les essences climato-résistantes"
Depuis plusieurs années, les forêts françaises sont mises à mal par différents aléas climatiques ou non (attaques de ravageurs, incendies, canicules, sécheresses...). Parallèlement, le GIEC (Groupe d'Expert Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) prévoit une augmentation significative des températures de 2.7°C d'ici la fin du siècle. Il est donc nécessaire d'introduire dès aujourd'hui des essences plus méridionales pour faire face à cette augmentation des températures : il s'agit de la migration assistée.
Ainsi, 2 possibilités s'offrent au sylviculteur : la migration assistée et l'introduction de nouvelles essences mieux adaptées aux changements du climat. L'introduction de telles essences permet donc à la forêt de devenir plus résiliente face au changement climatique et aux ravageurs. La résilience des forêts ne peut être effective qu'en diversifiant les essences à implanter par la création d'habitats variés pour plusieurs espèces.
La plantation en mélange consiste à associer plusieurs essences (résineuses ou feuillues) sur un même chantier de plantation. Ce mélange peut se faire de plusieurs manières (pied à pied, par bouquets, par parquets, par bandes...) en fonction des conditions (stationnelles, climatiques...) et des essences à implanter. La plantation en mélange doit cependant respecter les vitesses de croissance des essences et leurs besoins en apport de lumière. Les plantations en mélange permettent de limiter la propagation de maladies ou ravageurs (les ravageurs progressent moins vite et peuvent être dans certains cas stoppés dans des plantations mélangées), d'améliorer la capacité d'accueil de la biodiversité du peuplement en créant plus de milieux différents, d'améliorer la résilience du peuplement face au changement climatique, etc. La qualité du sol se trouve dans beaucoup de cas améliorée : en effet, l'humus est bien souvent enrichit par la diversité des feuilles et des branches mortes tombant au sol.